mercredi 13 mai 2020

Corps & Théâtre avec Julie-Anne

Dans mes ateliers « CORPS & THEATRE développement personnel », je revendique le terme « développement personnel ». Le développement personnel répondant (en simplifiant A. Maslow et Lacroix) aux besoins d’accomplissement, d’épanouissement ou de réalisation.
 
Mes postulats sont :
1. Les bases de la confiance en soi sont dans le corps, dans la conscience perceptive et son ancrage dans la sensation de soi. (Le travail se fait donc ici sur la modulation tonique – relaxation-dynamisation – la respiration, la voix, la méditation perceptive, le mouvement et l’expression corporels.)
 
2. La confiance plus élaborée s’étoffe dans la conscience et la reconnaissance des émotions ressenties (lors de l’atelier : pendant le jeu improvisé). La confiance s’étoffe dans la reconnaissance des perturbations provoquées par les émotions et les possibilités qu’elles offrent. Le travail se fait dans un entrainement qui permet le retour à la stabilité après chaque perturbation puis une démarche qui permet des rebondissements assumés et affirmés en développant l’authenticité, la créativité, la spontanéité et la communication non-verbale (d’abord à son niveau primaire : corporel et émotionnel).
 
3. La confiance en soi s’étoffe encore par le sentiment de sens que donnent la surprise, l’humour, la permission, la satisfaction, l’enrichissement et l’épanouissement de la vie intérieure par l’imaginaire.
Le jeu théâtral dans ses différents registres (réaliste, « psycho-physique », grotesque, poétique fantastique) permet de se (re)découvrir dans la protection de la fiction et du personnage ainsi que la bienveillance entretenue par le groupe et par moi.
 
La fiction est ici composée d’improvisations préparées, guidées ou libres mais étayées par des méthodes et des consignes précises, renouvelées et variées ; sans dissimulation derrière des récitations, des scenario prévus ou des pitreries stériles.
 
Les processus de jugement qui inhibent sans protéger sont évacués. Il s’agit toujours de parler en « je » dans une bienveillance et un respect de chacun(e) sans généralités, sans mièvrerie et sans comparaisons compétitives.
 
Les éléments de vie privée réelle qui apparaissent ne sont pas accueillis comme dans une thérapie ou un psychodrame mais sont redirigés vers la création artistique du jeu.
 
Les temps de parole et d’écriture qui complètent le contenu des ateliers sont cadrés sur les ressentis occasionnés par l’entrainement technique et par la création. Ils sont aussi orientés sur les liens que les participants font avec leur quotidien (pour leurs présentations, leurs prises de parole, leur « gestion » des émotions et des stress…) puis sur le sens qu’ils leur donnent.
 
 
Quelques phrases de participants (en groupe ou en individuel) : « ça me surprend comme ça parle de moi » ; « j’ai l’impression de réaliser mon rêve » ; « la dimension est autre » ; « c’est bon de rire et de partager » ; « je développe ma concentration » ; « je pratique des exercices simples qui m’aident au quotidien (comme me recentrer sur ma respiration, me toucher pour revenir à mes sensations, faire des pauses en silence…) » ; « c’est difficile le jeu d’acteur » ; je découvre une autre perception de moi ».
 
Julie-Anne Sztokman-Racine

dimanche 25 août 2019

Distinguons Art, Loisir anti-stress, Art-thérapie et Développement personnel.



Dans les ateliers de Entre les Encres, il s'agit de DEVELOPPEMENT PERSONNEL. Un travail sur soi par un travail sur le tonus et sur l’imaginaire. 

Sur le tonus : relâchement en conscience et dynamique.

Sur l’Imaginaire : créativité, associativité, improvisation étayée, émergence spontanée, en conscience. 

Et ce travail sur soi, pour être approfondi, demande un entrainement. Il ne traite pas les douleurs ou les souffrances. Il développe l’épanouissement de la personne.


Activité :
Nature :
Accompagnant :
Apprentissage d’un Art
Formation technique et esthétique
Professeur
Loisir
Divertissement
Anti-stress
Animateur
Art-thérapie
Traitement d’une souffrance
Thérapeute
Développement personnel
Epanouissement par un travail sur soi
Coach


Les Arts ne sont pas forcément destinés au bien-être mais aux reflets du monde.

Les loisirs sont destinés à divertir. Ils peuvent apaiser le stress du quotidien.
Relayée par certains imprimeurs et magazines, l’appellation non-contrôlée d’art-thérapie est parfois utilisée pour des livres de coloriage, des activités manuelles et des activités de loisir diverses. Il aurait été plus juste de les nommer « activités » ou « loisirs » anti-stress.

Le propre de l’Art-thérapie est d’être une pratique accompagnée par un artiste-thérapeute. De même qu’il n’y a pas de psychothérapie sans un interlocuteur psychothérapeute, il n’y a pas d’art-thérapie sans praticien art-thérapeute.
La diversité des pratiques et des écoles favorise la confusion. Il n’en reste pas moins que l’art-thérapie est née d’une volonté de traiter (par une nouvelle approche) des troubles psychiques. En université de psychologie (Lyon) et dans les écoles d’art-thérapie institutionnalisées (INECAT, Paris V), l’Art-thérapeute mêle deux casquettes.
Une casquette d’artiste qui lui vient d’un apprentissage véritable des techniques de l’art qu’il utilise comme médiation dans une action psycho-thérapeutique. Et une casquette de thérapeute qui lui vient d’un minimum de formation à la psychologie. Sans se substituer à l’action du psychologue ou du médecin, l’art-thérapie la complète par les spécificités artistiques de la médiation employée. Arts plastiques (dessin, peinture, modelage…), musique (chant, instruments, rythmes, sons…), écriture ou arts du spectacle (danse, théâtre, marionnette…)
C’est cela l’art-thérapie : la pratique accompagnée d’un art, par un praticien de cet art, qui en fait un outil thérapeutique.
Enfin la pratique et le praticien ne s’improvisent pas plus que la psychothérapie et le psychothérapeute ne s’improvisent tels. Un art-thérapeute doit suivre plusieurs années de formation en alternance. Et cette formation fournit les bases de son accompagnement des personnes en souffrance.

Quant à l’art, outil de développement personnel, c’est aussi une pratique accompagnée. La différence avec l’art, outil de thérapie, tient à la demande de la personne accompagnée. En développement personnel, la personne demande une aide pour s’épanouir.
Les demandes de soins psychique et les demandes d’épanouissement sont bien différentes des demandes de divertissement et de soulagement du stress quotidien. La souffrance est bien plus grave et complexe que le stress. Le coloriage ou le tricot ne peuvent la traiter. Et l’épanouissement en développement personnel ne résulte pas du divertissement mais d’un travail sur soi.