mardi 24 janvier 2017

Des ressorts de l'Art-thérapie

Une définition ?


Des composantes, un cadre, des références théoriques, un vocabulaire à interroger.


Art = expression du beau. 

Thérapie = traitement d’une maladie.

En art-thérapie, ces deux mots sont assez éloignés de leur définition première. Il ne s’agit plus de beau mais de créativité. Il ne s’agit plus de considérer le problème d’une personne mais de considérer ce que cette personne créé, non comme manifestation symptomatique mais comme œuvre.

En art-thérapie, ce n’est pas la part malade de la personne qui est en jeu mais ses ressources, sa part saine, et souvent son langage non-verbal.







Le travail du clinicien = accueillir, contenir, comprendre, accompagner la mise en sens, la transformation, l’intégration (art-thérapeute = regard-attention, rêverie, co-associativité).

Le travail de l’artiste-thérapeute = au moyen de la médiation artistique + aider le processus créatif qui induit un changement psychique par 

-        des indications techniques, avec ou sans consignes (les consignes doivent être clairement pensées, adaptées et présentées), avec ou sans exercices de préparation ou d’entrainement,
-          des retours verbaux sur la pratique artistique et pas seulement sur les implications psychiques

-     des échanges non-verbaux (le thérapeute répond par le média artistique : en modelant, peignant, jouant, dansant… avec le/les patients ; et les corps sont impliqués autant voire plus que les mots).

-          Un accompagnement à chaque étape :
la page blanche ou la première fois ; l’expérience du vide, du silence, de l’absence… ; la rencontre avec la matière, le geste, l’altérité… ; la distance entre l’inspiration et la réalisation ; la mise en action d’un Je fictif et les allers-retours entre Je-moi et Je-image, personnage, geste, mot ou son ; le regard de l’autre/des autres ; une finalisation artistique (présentation publique) ?...




LES RESSORTS PRINCIPAUX de l’art-thérapie


La réflexion des thérapeutes : penser l’accompagnement

L’atelier à médiation est différent de l’atelier d’expression et de l’atelier occupationnel, tant dans sa préparation que dans les post-groupes et dans son suivi chronologique.

Processus versus Résultat

Processus de création spécifique à une personne ou un groupe de personnes et production particulière qui en résulte / adéquation à des canons et recherche de l’universalité plutôt que du personnel.

Les processus spécifiques des médiations artistiques

Créer un ensemble gestuel, un jeu théâtral, une image picturale, un texte, un ensemble de sons et de rythmes… est différent de jouer à un jeu de société -> Winnicott playing/gaming ; différent de la relation avec un animal – cheval, dauphin…, différent d’une activité artisanale comme la couture ou la cuisine – ateliers infirmiers, rééducation en séances d’ergothérapie… Ce ne sont pas les mêmes techniques et ce ne sont pas les mêmes éléments psychiques qui sont mobilisés ; certains cliniciens considèrent que toutes les médiations permettent la même chose – on ne considère que leur point commun : la fonction de tiers – mais c’est une erreur par omission qui aura des répercussions sur les résultats de la thérapie envisagée.

Le processus de création-processus créatif

Le processus thérapeutique c’est le processus créatif - pas forcément la parole, l’interprétation ou la prise de conscience. La transformation psychique peut se faire sans que la personne le verbalise ou le conscientise.

Le non-verbal et la place de la parole

La parole n’est pas l’élément principal. Dans certains ateliers, la parole verbale n’intervient que très rarement. L’action réalisée dans le silence peut être bien plus efficace pour certaines personnes que des échanges verbaux – Sainte Anne. Dans certains ateliers, au contraire, les soignants estiment que la verbalisation est essentielle et chaque atelier contient un temps de parole individuel ou/et collectif. Certains soignants estiment que la verbalisation est le but ultime du processus – Lyon2.

Le corps et l’empathie kinesthésique dans la distance-proximité thérapeutique

Le langage corporel est pris en considération. Celui du patient comme celui du thérapeute. Le langage corporel tel que le décrit Ajuriaguerra (dialogue tonico-émotionnel mère-enfant) ou tel que le décrivent des praticiens du mouvement comme Feldenkrais. La notion d’empathie s’étend alors à la proprioception et au sens kinesthésique (sens du mouvement) : les qualités du mouvement dans l’espace et dans la relation à soi et aux autres (ancrage ou évanescence, autorité ou effacement, débordement ou contenance, confusion ou distinction, agitation ou tranquillité, excitation ou apathie, rondeur ou saccades, brusquerie ou douceur…) Le toucher (surtout dans les médiations comme l’expression corporelle ou le jeu théâtral) est incontournable, tant entre les patients qu’entre patient et thérapeute. C’est un outil thérapeutique dont les limites doivent être posées mais dont l’interdiction n’aurait pas de sens.

Des « stratégies du détour »[1] visant à

·        permettre un champ d’expression plus vaste et moins contrôlé
·         éviter la confrontation stérile ou l’abus de pouvoir du thérapeute et la soumission du patient
·        contourner les résistances au changement – les ménager sans les laisser faire obstruction systématique
·        faire diversion, mais aussi changer de terrain  = passer du malade à la personne, du trouble à la créativité, du problème à la création, de la part malade à la part saine.
Pour dire sans dire, pour dire autrement ou encore pour dire à partir de la création évolutive plutôt qu’à partir des restrictions de la personne.
Jean-Pierre Klein parle d’un « art du décalage » : « L’originalité de cette psychothérapie particulière qu’est l’art-thérapie est la pratique systématique du décalage et du travestissement pour atteindre l’authenticité de la personne, ce qui lui permet de ruser avec ses résistances au changement (…) le thérapeute ne demande pas à la personne de parler d’elle-même  mais, par exemple, de dessiner et d’inventer à partir de ce dessin une histoire où elle ne figurerait pas. Interdit de parler en /je/ qui renverrait au Sujet de l’énonciation. Interdit de donner son prénom au héros… »

La mise en action de « la part saine » (la part créative et qui entre en relation)

Jean-Pierre Klein évoque un « dédoublement de l’énonciateur » : « L’art-thérapie…la création comme processus de transformation, la symbolisation thérapeutique accompagnée… peu importe le nom donné… procèdent à un dédoublement du Sujet de la thérapie en un ‘Je douloureux > Je1’ et un ‘Je créateur> Je2’ (…) ‘Je 1’ était Objet de formes secrètes, ‘Je 2’ sera Sujet d’autres formes que sont les productions en séance.

La fiction, la métaphore

JP Klein « Le thérapeute ne s’adresse pas, le plus souvent, explicitement (bien qu’il n’en pense éventuellement pas moins) à la personne œuvrant sur elle-même mais au créateur d’une œuvre don il suffit de savoir qu’elle a une relation mystérieuse avec la personne. Il travaille au nom de l’œuvre elle-même comme métaphore implicite qui s’est émancipée de son auteur (…) la production n’est pas la personne. La pensée simplificatrice soutient que ce qui sort de la personne c’est la personne elle-même et que ses productions ont le même statut que ses rêves. Les œuvres la révèleraient, elles deviennent ainsi symptômes à classer parmi d’autres (…) la production est une invention suscitée par l’imagination… la projection du ‘Je’ de l’énonciateur en ‘Il’ du personnage… Le pari de la « création comme processus de transformation » est que, dans certains cas, le ‘il’ est plus proche du moi que le ‘Je’. » Ibid

La coexistence des contraires (sécurité-risque, projection-introjection, fiction-réalité…)
[Voir l’article « Entre théâtre et psycho, des contradictions fertiles » sur la page Facebook Entre les Encres]
Le « A la fois », la production comme objet transitionnel.
JP Klein « L’art serait comme une mise en scène des contradictions, des oppositions, dans une même forme qui les contiendrait sans les résoudre mais en les dépassant ou les atténuant (…) L’art-thérapie ajoute à l’art le dessein de la transformation de la personne… Je suis l’auteur mais pas l’objet explicite de ma production. Ainsi est mise en scène cette contradiction : [c’est moi ET ce n’est pas moi]
-          ‘Je’ et ‘il’ sont différents
-          Je me projette dans ma production
Elle fait le lien entre ce qu’on appelle en psy relation d’objet et identification projective (…) on pourrait la rapprocher de l’objet transitionnel ou intermédiaire de Winnicott > du passage de décollement entre la mère-moi et la mère et moi. Serait-il d’accord pour dire que l’intérêt est dans le « à la fois »… Cet espace intermédiaire « à la fois » joint et sépare… évite la séparation et la permet. » Ibid p.137-113

La symbolisation _Le rêve_ La rêverie

La relation par le tiers de la médiation _ le médium malléable_ le transfert

L’Aire transitionnelle, l’objet transitionnel et sa valeur « magique »

La contenance, le cadre 

La relation soignant-soigné (ou participant) // mère-enfant (Winnicott, Bion…)

Les associations et la co-associativité (Brun) versus les interprétations du thérapeute



[1] JP Klein, Penser l’Art-thérapie, PUF « concepts opératoires » p.137 « Des stratégies du détour qui piègent nos discours sur nous-mêmes, nos défenses, nos résistances, nos concrétions en symptômes… »

mardi 4 octobre 2016

un atelier arts et développement personnel qui s'appuie sur les arts-thérapies et la dramathérapie


A partir des formes d'expression présentes dans les arts du conte, de l'écriture, de la scène et de l'image, nous pouvons cultiver notre créativité spontanée, notre imaginaire, notre capacité de rêverie et notre vie intérieure : notre vie onirique, nos sentiments de sens, notre aptitude à regarder les choses autrement et nous nourrir d'un contact avec les autres dénué d'enjeu. 

L'ART-THERAPIE, Qu'est-ce que c'est ? C'est un ensemble de façons d'utiliser les arts pour développer la créativité dans un but de soin ou dans un but d'épanouissement personnel. Un article : Les arts-thérapies : le vent en poupe à http://sante.lefigaro.fr/actualite/2016/06/16/25103-lart-therapie-vent-poupe.
La DRAMATHERAPIE Qu'est-ce que c'est ? Appelée dramatherapy dans les pays anglo-saxons, cette activité basée sur le jeu théâtral et elle est pratiquée par des art-thérapeutes diplômés. Elle s'adresse à tous les publics dans une optique de découverte du corps en jeu, de soin ou d'épanouissement personnel et de travail sur soi. Une des références principales est {Jeu et Réalité} de DW Winnicott qui considère le jeu et la créativité comme fondements du développement humain tout au long de la vie.  
Consultez le site de l'Association Nationale de Dramathérapie : http://dramatherapiefrance.wix.com/associationnationale

Notre atelier s'inspire de de plusieurs approches des arts, des arts-thérapies, du soin et du développement personnel. Par exemple, le travail de la pionière de la dramatherapy :  Sue Jennings http://www.suejennings.com/.

Les histoires ancestrales sur lesquelles nous nous appuyons sont des contes merveilleux (ou contes initiatiques) et des mythes. Les médiations sur lesquelles nous nous appuyons sont le conte, les matières plastiques et traces graphiques, l'écriture, l'expression corporelle et le jeu théâtral. 
Pour participer à ces ateliers, il n'est pas du tout nécessaire d'avoir une expérience ou des compétences artistiques. 

L'objectif de ces ateliers n'est pas d'acquérir un savoir-faire ou de réaliser une oeuvre correspondant à des canons artistiques.
L'objectif est d'utiliser pour développer notre propre créativité, nous y renouveler, nous y ressourcer, et peut-être nous y transformer en fortifiant l'enfant qui est en nous avec nos ressources d'adultes et nos capacités de rêverie.  



lundi 19 septembre 2016

Multiplicité du psychisme. Un livre qui nous inspire : Le système familial intérieur de R. Schwarz.

Richard Schwarz, un psy américain parle d’un “système familial intérieur” : chaque individu a en lui une multitude de personnages... http://www.elsevier-masson.fr/syste...
 
Bien sûr la résonnance avec le théâtre et nos ateliers axés sur la créativité et la vie intérieure est forte !  Notre objectif est de vive les personnages que nous avons en nous-même tout autant que de les (ré)inventer !
 
Le concept de multiplicité du psychisme : “La plupart d’entre nous avons été conditionnés à penser notre esprit comme une entité monolithique. Nous avons appris que, bien qu’une personne ait des pensées multiples et variées, celles-ci émanent toutes d’une personnalité une et indivisible... Cette conception unitaire de la personne aboutit à toutes sortes de tourments inutiles.” (parce qu’on s’identifie à ses émotions et pensées négatives).
L’auteur évoque les théories psychologiques qui pensent le psychisme en plusieurs parties, de Freud, Mélanie Klein et Jung à la Gestalt et au cognitivo-comportementalisme. “Ces théories (...) se rejoignent toutes pour proposer que notre monde mental est loin d’être unitaire.” L’auteur parle d’entités mentales. “Quelle que soit la conception théorique de ces entités intérieures (...) certains auteurs considèrent ces dernières comme des personnalités en tant que telles (...) distinctes, chacune avec un large éventail d’émotions, de désirs, d’âge, de tempéraments, de capacités et même de sexe (...) ces entités intérieures sont plus que de simples agrégats de pensées ou d’émotions, ou plus que des états de la pensée.”
“C’est aussi le postulat de ce livre. Considérer ces entités intérieures comme des personnalités autonomes, des personnages intérieurs, va à l’encontre de la représentation que nous avons spontanément de nous-mêmes : unepersonne n’a qu’un corps, un seul cerveau; il ne devrait donc y avoir qu’un seul être dans cette personne.
On peut ne voir dans ce concept qu’une métaphore.
Notre culture semble s’accoutumer progressivement à l’idée de multiplicité de l’esprit. L’auteur Hélène Cixous écrit : “Etant plusieurs et insubordonnés, le sujet peut résister à la subjugation.”

Un commentaire sur cet ouvrage : L'intérêt majeur de cet ouvrage est d'introduire la pensée systémique dans le monde intrapsychique. les principes fondamentaux de l'IFS sont les suivants : La multiplicité: c'est la nature de l'esprit humain d'être divisé en un nombre variable de sous personnalités appelées parties. Ces parties consistent en des personnages intérieurs d'âge, de tempérament, de talents et de désirs différents qui forment ensemble une famille intérieure étendue ou une tribue qui contribue à l'enrichissement de notre vie intérieure. Ce système intérieur est ouvert, en relation avec les systèmes extérieurs. Les influences extérieures contraignent les parties à adopter des positions extrêmes et à exercer une influence destructrice dans la vie de l'individu dans un cadre de protection, et elles retrouvent leur fonctions positives. Le self : c'est le siège de notre conscience. Doté de compassion, curiosité, confiance en soi, acceptation des événements de la vie et d'une vision, il a toutes les qualités d'un excellent leader capable de maintenir l'équilibre et l'harmonie intérieure. En cas de perception d'une menance, les parties cherchent à protéger le Self en le mettant à l'abri du danger et en l'écartant de son rôle de leader. Dans un système intérieur ou extérieur, La fonction du leader est de fixer une vision/direction et de soutenir les parties dans la réaliastion de cette vision, de faciliter la communication entre les parties, et de contribuer à gérer les polarisations. Les polarisations : l'auteur nomme ainsi les rôles extrêmes adoptés par des parties sous influences familiales ou traumatiques. Ces polarisations vont affecter le Self en prenant les commandes et en se chargeant de fardeaux (émotions et croyances) qui restent figées dans le passé en polarisation, qui cause des déséquilibres dans la distributions des ressources, des influences et des responsabilités des parties. Chaque partie peut se renforcer dans sa position dans le but de contrecarer l'autre ou de la vaincre, conduisant à des coalitions, des alliances ou des compétitions. Changer une partie indépendament du réseau dans laquelle elle s'insère va probablement causer une résistance, ce qui est en réalité une réaction naturelle et souvent nécessaire pour l'écologie du système. La restauration de l'équilibre du système intérieur : les systèmes les plus fortement polarisés peuvent retrouver un équilibre dans un environnement de protection et avec une direction à suivre. Le système possède ses ressources et doit simplement trouver les moyens de les rendre accessibles et de les réorganiser puisque les parties ont pour tendance naturelle d'établir des relations harmonieuses avec les autres parties et le Self. Le parallèle entre milieu extérieur et intérieur: tel que le modèle IFS le conçoit, les mondes intérieurs et extérieurs du sujet qui forment un système plus large, fonctionnent selon les mêmes principes et réagissent aux mêmes techniques thérapeutiques.

samedi 3 septembre 2016

Un livre qui nous aide : La petite fille dans la forêt des contes, de Pierre Péju. Extraits :

Dans son livre La petite fille dans la forêt des contes, PIERRE PEJU nous invite à prendre conscience que l’enfant concerné par les contes, ce n’est pas forcément le jeune humain mais une part de nous qui est l’une de nos ressources fondamentales tout au long de notre vie (même si nous l’étouffons parfois sous l’impératif d’une normalité autoritaire). Péju écrit : “Il est cette ouverture, ce courant de rêveries que seule permet la part d’enfance de l’homme... Chacun de nous, pour l’équilibre de ses forces, a besoin d’une communication avec cette enfance”. L'auteur nous invite aussi à ne pas réduire les contes à des interprétations dogmatiques, symboliques ou moralisantes pour que demeure leur plein potentiel, régénérateur de nos âmes et de notre rêverie. Il écrit : “certains lambeaux de rêves qui persistent dans notre existence diurne jouent dans notre vie un rôle comparable... Nous avons besoin des contes, besoin de cette part obscure en eux, ce noyau d’ombre qui se dérobera toujours à toutes les interprétations.” 
 
L’idée d’un être-petite-fille se trouve au creux des contes traditionnels, c’est le déplacement de l’enfantin qui, sous les traits d’une petite fille, se dérobe le plus radicalement aux valeurs dominantes. Le conte - expression de l’inconscient collectif et production d’inconscient (création d’images, réalisation de possibilités mentales) - ne pouvait que parler de cette attitude active et marginale des filles qui, refusées ou écrasées, ouvrent momentanément d’autres voies.
Seulement voilà, la plupart des contes traditionnels ferment en achevant tout ce qu’ils ont ouvert (ou laissé entendre) afin que tout rentre dans l’ordre. Ils montrent l’échappée de la petite fille et ils décrivent aussi comment elle est piégée, reprise, réinstallée, en un mot faite reine ! Heureusement pour tout le monde, les contes ne représentent pas seulement une leçon pour faire accepter un destin ou une initiation, mais plutôt un exposé.
Les contes livrent des images d’égarement. Ils parlent aussi bien du désir que des limites de l’existence. A ceux qui écoutent ou racontent, de jouer avec les images, de réfléchir, de rêver ou de choisir.
 
 Le thème de l'homme qui apparait et vous enlève revient comme l'image clé de centaines de récits... car lorsque l'imagination s'empare vraiment du récit, elle ne peut que vouloir faire basculer l'ici vers l'ailleurs et inventer des êtres de passage, des passeurs et des procédés d'évasion... [qui nous ouvrent] d'autres perspectives sur le Désir.
Il s'agit moins d'un symbole que d'une force. Ravisseurs, fées, enchanteresses et séducteurs ne doivent pas être confondus avec des symboles du père et de la mère ou avec des représentations idéales ou angoissées du masculin et du féminin. Ils sont des images bien plus vastes et mouvantes que des symboles univoques.
...la fin du récit, qui pensera qu'il sont vraiment morts?...